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Comment se trouver une passion : 12 pistes pour enfin vibrer au quotidien

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Beaucoup de gens se demandent comment se trouver une passion, ce fameux truc qui nous fait vibrer, nous donne envie de nous lever le matin, et qui donne du sens à nos journées. Mais comment fait-on concrètement pour la découvrir ? Est-ce qu’on en a tous forcément une ?

Ce qu’il faut comprendre, d’abord, c’est qu’une passion ne tombe pas du ciel. Souvent les prémices de la passion sont déjà là, enfouis en vous, mais vous n’en avez pas encore conscience. Et notre travail aujourd’hui sera de les faire émerger, petit à petit, et d’en tirer quelque chose qui vous passionne réellement.

Dans cet article, je vous partage 12 pistes simples et puissantes pour vous aider à trouver votre passion. Prêt ? Alors suivez moi !

1. Se poser les bonnes questions sur soi-même

Souvent, la meilleure façon de se trouver une passion, c’est de plonger à l’intérieur de soi-même, de faire une sorte de mini-introspection, et d’observer ce qui en ressort.

Le point de départ est toujours sensiblement le même. On va réfléchir à des questions comme : qu’est-ce qui vous fait vibrer émotionnellement ? Quelles sont les activités que vous faites avec plaisir, sans obligation ? Prenez le temps d’y répondre tranquillement, en laissant vos pensées mijoter quelques heures, quelques jours. Souvent, une promenade au calme, sans le téléphone à la main, pour laisser défiler vos pensées naturellement, va vous aider pour trouver les premiers éléments de réponse.

se trouver une passion

> 1.1 Reconnecter avec l’enfant en soi

Et si votre passion vous attendait depuis toujours, quelque part dans un coin de votre enfance ? Quand on est petit, on fait les choses sans chercher à bien faire, sans pression, sans objectif de rentabilité, sans laisser le regard des autres nous influencer. On suit juste ce qui nous attire, ce qui nous amuse, ce qui nous fait rêver.

Alors peut-être qu’aujourd’hui est le bon moment pour se poser cette question toute simple : qu’est-ce qui vous absorbait complètement quand vous étiez enfant ou ado ?

Perso, quand j’étais enfant, je passais des heures à écrire des histoires dans mes cahiers de brouillon. Ado, j’écrivais des nouvelles sur l’ordinateur de mon père. Ce n’est pas un hasard si, adulte, je suis devenu journaliste et écrivain : c’est ce qui me fait vibrer depuis toujours.

Et vous, que faisiez-vous quand vous étiez petit ? Vous passiez des heures à dessiner ? À construire des cabanes ? À démonter des objets pour comprendre comment ça marche ? Ces passions issues de l’enfance, ce sont des indices précieux. Des pistes qu’on a oubliées, mises de côté en grandissant, trop occupés à “devenir sérieux”.

Revenir à ces plaisirs simples, c’est comme tendre l’oreille à une petite voix qu’on avait étouffée. Et parfois, dans ce retour aux sources, une flamme se rallume. Les passions ne sont pas toujours à créer. Parfois, elles sont juste à retrouver.

> 1.2. Écouter ses émotions : la boussole intérieure

On cherche souvent sa passion avec la tête. On réfléchit, on analyse, on fait des listes. Mais la vraie boussole, ce sont les émotions. Les passions ne laissent jamais indifférent. Elles provoquent quelque chose en nous : de la joie, de l’excitation, parfois même des larmes. Elles nous remuent, nous animent, nous donnent une énergie qu’on ne s’explique pas toujours.
Si au cours d’une activité quelconque, vous sentez votre cœur battre un peu plus vite, votre esprit s’éveiller, votre corps vibrer et s’investir pleinement, c’est probablement le signe que vous êtes sur une voie intéressante.

Alors posez-vous la question simplement en vous observant au quotidien : qu’est-ce vous émeut ? Qu’est-ce qui vous fait réagir ? Une cause, un sujet, une activité, un message ? Ces réactions sont des signaux précieux, et des indicateurs de pistes à creuser. Car derrière cette émotion, il y a peut-être une passion qui ne demande qu’à être révélée.

> 1.3. Identifier ses moments de « flow »

Le flow, c’est cet état d’esprit où on oublie le temps. C’est un mélange de concentration, de plaisir et de fluidité. Ce n’est ni du stress, ni de l’effort. C’est un état presque méditatif, où on est à la fois actif et apaisé. On est tellement concentré, absorbé par ce qu’on fait, qu’on ne voit pas le temps passer. Ça nous est déjà arrivé à tous, au moins une fois. Un moment à bricoler dans le garage, à jouer au foot avec les copains, à tailler ses rosiers dans le jardin…

Parfois, c’est même surprenant : on peut se retrouver dans le « flow » dans des circonstances que l’on n’imaginait pas. Par exemple, à la base je ne suis absolument pas manuel, et jusqu’à quelques mois je ne savais même pas fixer un clou dans un mur. Mais récemment j’ai aidé mon père à construire sa serre, et je me suis retrouvé exactement dans cet état de flow. Depuis, je m’amuse à bricoler des trucs dès que j’en ai l’occasion, et c’est systématique : dès que je prends ma scie sauteuse et mes planches de bois, je ne vois plus le temps défiler, c’est ma femme qui est obligée de venir me chercher pour me sortir de ma bulle. C’est comme ça que j’ai compris que je m’étais trouvé une nouvelle passion : le bricolage.

Je vous invite donc à regarder attentivement s’il y a des activités qui vous mettent dans cet état. À quel moment vous vous êtes déjà dit « wow, ça fait déjà une heure que je fais ça ? » Car ces instants sont des indices puissants, ils ne mentent pas. Ils montrent que vous êtes aligné avec ce que vous faites. Et très souvent, là où il y a du flow, il y a une passion qui pousse derrière. A vous de creuser.

> 1.4. Couper les distractions… et accueillir l’ennui

Aujourd’hui, on ne s’ennuie plus. À la moindre seconde de vide, on dégaine notre téléphone, on scrolle, on regarde une vidéo. Résultat : on ne laisse plus aucune place au silence intérieur. Mais c’est justement dans ces moments de calme, de flottement, voire d’ennui, que nos vraies envies commencent à murmurer. Or, l’ennui n’est pas un ennemi, c’est un espace fertile.

En coupant les distractions – les écrans, les notifications, le bruit permanent – on crée un espace de disponibilité mentale. Et dans ce vide, des idées, des élans, des curiosités enfouies peuvent remonter à la surface. Mais il faut leur laisser le temps et l’espace.

Essayez d’aller marcher une heure dans la nature, sans téléphone ni écouteurs. Ou, au moins, de boire votre café, tranquille, en laissant vos pensées dériver, sans scroller sur un écran. C’est dans ces instants d’apparente « inutilité » que vous pourriez retrouver le fil d’une passion oubliée, ou même en faire naître une nouvelle. Parce que l’esprit s’apaise, l’espace mental utilisé par les notifications et les téléphones se libère, et les vrais besoins de notre « moi intérieur » ont enfin un peu de place pour s’exprimer, et être entendus. Ce n’est pas un hasard si les plus grands penseurs et entrepreneurs récent pratiquaient régulièrement la marche méditative pour apaiser leur esprit et laisser leur créativité s’exprimer (cf cet article si vous voulez creuser).

Bref, d’une manière générale, gardez en tête que l’introspection est souvent le point de départ d’une vraie reconnexion à soi, et l’un des meilleurs moyens de trouver sa vraie passion. Mais si ça ne suffit pas, vous pouvez vous tourner vers les autres, pour vous aider à trouver ce qui vous passionne. C’est l’objet de notre deuxième partie.

2. Se trouver une passion grâce aux autres

On pense souvent que la passion est quelque chose de très personnel, à aller chercher au fond de soi. C’est vrai, mais les autres peuvent aussi être de précieux déclencheurs.

> 2.1. S’inspirer des autres

Les gens passionnés ont un don pour transmettre leur enthousiasme et entraîner avec eux d’autres personnes dans leur sillage. Et parfois, une étincelle surgit en écoutant quelqu’un parler de son métier ou de sa passion. Ce n’est pas forcément pour vous inciter à faire la même chose, mais ça peut vous montrer une direction, une atmosphère, un « mood » qui vous plaît.

Si vous avez la chance d’avoir des gens passionnés par quelque chose dans votre entourage, alors prenez le temps de les écouter. Et si vous êtes en panne d’inspiration, ce que je vous conseille, c’est même carrément d’essayer de participer. Un pote vous parle sans cesse avec passion de ses soirées Jeux de Rôle ? Demandez-lui de vous faire une session d’initiation. Un autre s’éclate à rénover sa vieille baraque ? Proposez-lui un coup de main (même si vous ne savez pas tenir un marteau !). Un autre s’est inscrit dans un club d’échecs ? Idem, proposez-lui de l’accompagner une fois pour vous initier (c’est ce que j’ai fait, et depuis je ne lâche plus mon échiquier !).

D’ailleurs, je parle là de votre entourage direct, mais ça peut aussi, bien sûr, être votre entourage indirect via vos lectures, les blogs que vous suivez, une interview ou un podcast que vous écoutez, etc. Avec internet c’est tellement facile, aujourd’hui, de trouver des passionnés de tout et n’importe quoi, vous n’avez qu’à laisser les algorithmes vous guider un peu au hasard, puis affiner ensuite selon vos ressentis. Vous pourriez être surpris de ce que vous allez découvrir, et vous retrouver à faire des trucs que vous n’auriez jamais imaginé quelques jours plus tôt.

> 2.2. Observer vos « jalousies inspirantes »

J’ai souvent parler sur ce blog de l’égoïsme sain, du fait de penser d’abord à s’épanouir soi-même pour ensuite entraîner dans notre sillage notre entourage. Cette fois, je vais vous parler de sa « réciproque » : la jalousie inspirante.

Il s’agit de réussir à identifier les moments où on ressent une pointe de jalousie en voyant quelqu’un accomplir quelque chose, s’épanouir dans un projet ou une activité. Et cette fois, plutôt que de refouler cette émotion (ce qui est souvent spontané chez nous car la jalousie, comme d’autres émotions, est considérée comme « mauvaise »), je vous invite plutôt à l’accepter, et comprendre pourquoi elle survient. Souvent, cette jalousie saine va mettre en lumière un désir enfoui en nous. Et quand on décortique le truc, on réalise ce que qu’on veut ce n’est pas « ce que l’autre a », mais plutôt qu’on reconnaît, chez l’autre, une énergie ou une liberté que l’on aimerait trouver en nous également. Vous voyez l’idée ? J’espère que je suis assez clair.

Je vais prendre un exemple. J’ai remarqué, il y a quelques années, que je sentais poindre en moi cette « jalousie » envers un de mes meilleurs amis quand il me parlait de son club de tennis. Il y va tous les mercredis soirs, il s’y éclate, il s’y est fait plein de potes, il progresse vite, il en parle avec passion. Suite à son enthousiasme, j’ai essayé de m’inscrire au tennis, mais pour moi ça n’a pas marché. Aucune flamme ne s’est déclenchée chez moi. J’ai arrêté le tennis au bout d’un an, mais je continuais de ressentir cette espèce de petite jalousie étrange. Alors j’ai décidé de décortiquer le truc : pourquoi je ressens ça ? Et j’ai fini par piger : c’est simplement parce que moi aussi j’ai besoin de trouver une activité qui déclenche cette flamme chez moi : cette envie d’être mercredi soir (ou un autre soir, hein) pour retrouver des copains et partager un truc chouette ensemble. Ce n’est pas le tennis, mais ça doit être autre chose. Et ça m’a permis d’affiner mes recherches (une activité hebdomadaire, à la fois sportive et sociale, etc), et de fil en aiguille j’ai fini par trouver mon truc à moi (le jeu d’échecs, si vous êtes curieux de savoir).

Bref, je vous invite à vous questionner sur la vision que vous avez des passions de votre entourage. Quel besoin personnel cela cache t-il réellement chez vous ? Du lien social ? De la reconnaissance ? Un type d’activité en particulier ? Ces petits tiraillements sont des boussoles émotionnelles, à suivre sans vous auto-juger. Ils vous indiquent les contours d’une passion en devenir.

> 2.3. Les passions naissent parfois d’abord auprès des gens

Peut-être qu’un jour vous allez vouloir tester une activité qui ne vous plaira pas plus que ça, mais l’ambiance, les gens qui s’y trouveront, le moment en lui-même agréable, vous donnera envie d’y retourner. Alors que dans un autre contexte, avec d’autres personnes moins funs, vous n’auriez peut-être eu absolument aucun déclic pour l’activité. Ça arrive plus souvent qu’on ne le croit, et d’ailleurs c’est finalement ça qui compte réellement : passer un bon moment.

Si vous avez testé de vous inscrire dans un club de paddel par exemple, sans être forcément passionné par la raquette, mais que l’ambiance est géniale, que vous rigolez bien avec le groupe de joueurs, alors pourquoi ne pas continuer ? Ce n’est pas grave si ce n’est pas votre passion ultime, si ce n’est pas le truc qui vous fait vibrer jusqu’au fond de vos tripes, tant que vous y passez un bon moment, que vous oubliez les tracas du quotidien le temps d’une heure ou deux. Si vous réussissez à vous faire des amis dans l’affaire, c’est même encore mieux !

C’est pour cela que je conseille vraiment à tout le monde d’essayer n’importe quelle activité, puisque, souvent, ce ne sera pas l’activité en elle-même qui déclenchera la passion, mais les gens qui seront là à la pratiquer avec vous, et alimenteront l’intérêt que vous avez pour un sujet.

3. Défricher le terrain et faire ses premiers essais

comment trouver sa passion

Passons aux choses concrètes désormais : vos premiers pas dans ce qui pourrait bien devenir votre nouvelle passion.

> 3.1. Tester et explorer de nouvelles activités : l’étape incontournable

Vous ne trouverez pas votre passion en restant assis dans votre canapé en espérant qu’elle vous tombe dessus un dimanche pluvieux. Il faut essayer des choses, même au hasard : un cours de poterie, un stage de permaculture, un projet photo, un atelier d’écriture, du bénévolat auprès des personnes âgées, … Peu importe tant que vous testez des activités.

Le plus important, c’est de vous mettre en mouvement, sans attendre d’être « prêt », et sans attendre non plus le déclic dans la première activité venue. Il est fort probable que les premières tentatives ne donneront rien, que votre ressenti soit, au mieux, du genre « ok c’était sympa mais sans plus« . Mais à un moment, il y aura bien une activité qui va provoquer un petit quelque chose supplémentaire, un petit goût de reviens-y. Et là il ne faudra pas rater le coche !

C’est statistique : plus vous testerez, plus vous aurez de chance de trouver LE truc qui vous fait vibrer.

Pour tester un max de choses rapidement, il y a des petites astuces à connaître. Par exemple si vous voulez faire un sport mais vous ne savez pas lequel, vous pouvez commencer par vous inscrire dans une asso multisport, qui varie les plaisirs semaine après semaine. J’avais trouvé un truc comme ça à côté de chez moi, à mon retour en France. Chaque mardi soir, le groupe testait une nouvelle activité : du basket, du foot en salle, du hand, du volley, du badminton, etc. J’avais trouvé l’idée géniale pour pouvoir tester plein de trucs différents sans devoir s’inscrire pour un an, faire le tri, et ensuite sélectionner le sport que l’on aime vraiment (ou pas, d’ailleurs).

> 3.2. Accepter d’être nul au début (et que c’est OK)

L’un des plus grands pièges quand on cherche une passion, c’est de vouloir être bon tout de suite. Et comme on ne l’est pas, on abandonne vite, en se disant « c’est pas pour moi ». Mais une passion, ce n’est pas un don magique. Ce n’est pas quelque chose qu’on a ou pas. C’est une connexion qu’on construit petit à petit, en pratiquant, en progressant, en s’immergeant dans l’univers de cette activité.

Et oui, au début, on est souvent nul. On ne comprend pas tout. On fait n’importe quoi. On doute. Et c’est parfaitement normal. C’est le signe que vous êtes sur un terrain nouveau, que vous explorez quelque chose d’inconnu. Et c’est exactement là où naissent les passions : dans la nouveauté, dans l’exploration, dans l’imperfection.

Si vous refusez de débuter “petit”, vous vous privez d’une immense part de plaisir. Car ce qui rend une nouvelle activité passionnante, ce n’est pas seulement le résultat, c’est le chemin, la progression, l’expérimentation.

Ceci dit, ça ne veut pas dire que vous devez vous empêcher d’avoir des objectifs élevés, ce serait dommage aussi. Je sais que perso, à chaque fois que je me découvre une nouvelle passion, je ne peux pas m’empêcher d’être hyper enthousiaste et de me laisser porter par des objectifs inatteignables. Quand j’ai découvert ma passion pour le jardinage, je voulais devenir autonome en légumes. Quand j’ai découvert les échecs, je voulais dépasser les 2000 elos. Quand j’ai découvert la guitare, je voulais devenir un grand musicien de heavy metal. Évidemment, tout ça n’est jamais arrivé, mais c’est pas grave. C’est même un indicateur pour moi : quand je me prends à rêver grand, je sais que j’ai découvert un truc qui me plait vraiment. La difficulté, ensuite, c’est de ne pas abandonner quand on réalise qu’on est bel et bien débutant, et qu’on n’atteindra jamais les sommets rêvés. Il faut réussir à lâcher prise, et accepter de se contenter de notre petit niveau, et faire en sorte de savourer le fait de pratiquer cette nouvelle activité passionnante. Et ça suffit.

> 3.3. Ne pas chercher à rentabiliser à tout prix

Dans notre société où tout doit être utile, rentable, visible, on a parfois du mal à faire une activité « juste pour soi ». Mais une passion n’a pas besoin d’être monétisée pour avoir de la valeur.

Si vous dessinez pour vous détendre, c’est déjà suffisant. Pas besoin d’imaginer vendre vos dessins et gagner votre vie avec. Si vous jardinez le week-end, pas besoin de chercher à nourrir tout le village, manger vos quelques légumes dans l’année c’est très bien aussi. Etc.

Vouloir transformer chaque envie en projet pro ou en source de revenus (directe ou indirecte), ça peut vite tuer le plaisir.

Laissez-vous le droit de faire quelque chose juste parce que ça vous rend heureux. C’est la plus belle rétribution qui soit.

Deux points supplémentaires avant de nous quitter

On arrive au terme de cet article, mais je voulais encore partager deux petites réflexions avec vous avant de se quitter.

> Il n’y a pas de passion honteuse

Quand j’étais petit, il y avait un gars dans ma classe qui était passionné de gymnastique. Il n’en avait jamais parlé à personne, il avait gardé ça pour lui. Un jour, il a gagné une compétition importante (peut-être le championnat régional), et un article est paru sur lui dans la presse locale. Ça a fait le tour de l’école dès la première récré, et tout le monde (moi y compris d’ailleurs) s’est mis à le chambrer car, pour la plupart d’entre nous, le sport pratiqué c’était le foot, et la gym c’était « un truc de fille » (on avait 8 ans, hein, un peu d’indulgence). Et pourtant, ce gars là avait trouvé une vraie passion. Il l’a poursuivie pendant des années, jusqu’à un très bon niveau, avec des participations aux championnats de France notamment. Il aurait pu s’arrêter net, freiné par les moqueries à l’âge de 8 ans. Et il serait passé à côté d’un truc qui l’animait profondément. Ça aurait été tellement dommage.

Ce que je veux vous dire, c’est qu’en cherchant votre passion, vous risquez de vous autocensurer. Une activité “pas assez virile” ? “Trop intello” ? “Pas assez sérieuse” ? Hop, votre cerveau la met de côté avant même d’avoir essayé. Ça peut arriver, et ce serait dommage de vous mettre des barrières, car normalement dans le monde des adultes on ne juge pas avec autant de cruauté que dans celui des enfants.

Donc si vous vous découvrez une passion pour le tricot (image de « mamie »), le gaming (image de « geek »), le tuning, ou l’assemblage de maquettes en allumettes façon François Pignon : ne vous filtrez pas et ne vous interdisez rien. Au contraire, si vous sentez que ça vous fait vibrer, c’est génial ! Et tant pis pour ceux qui vous jugeront, à voix haute ou dans leur coin. De toute façon, personne ne vous invitera à dîner un mercredi soir, hein, donc profitez et savourez la nouvelle passion que vous vous êtes découvert !

> Avec l’âge, la passion crée moins d’étincelles

Si vous avez dépassé la trentaine (ou plus), vous avez probablement déjà traversé des événements de vie forts : la naissance d’un enfant, un deuil, une rupture difficile, un changement brutal de trajectoire… Ces expériences façonnent notre rapport à l’émotion. Elles élèvent notre « seuil d’intensité ».

Du coup, quand on découvre une passion à 15 ou 20 ans, on la vit souvent à fond, avec une fougue quasi amoureuse. À 40 ans, la même passion peut sembler moins fulgurante — non pas qu’elle soit moins belle, mais parce que nous avons traversé des épreuves qui nous ont appris à ressentir différemment les choses. Les épreuves traversées dans votre vie font que vous avez un référentiel en terme d’émotion qui est plus intense que la plupart des gens qui rentrent à peine dans l’âge adulte et qui n’ont, a priori, pas connus de tels bouleversements émotionnels. Donc il est normal, à partir d’un certain âge et/ou d’un certain parcours de vie, de ressentir certaines choses, comme la découverte de nouveaux loisirs, avec moins d’intensité que d’autres personnes, ou qu’au temps de votre jeunesse insouciante.

Pour être plus clair : n’ayez pas d’attentes trop élevées par rapport aux émotions que va vous procurer cette nouvelle passion. Si elle vous fait ressentir quelque chose comme : “ouais, c’est plutôt cool” au lieu de “waouh c’est complètement dingue”, ne vous inquiétez pas. Ce n’est pas qu’elle est moins valable, c’est simplement vous qui avez appris à ressentir différemment suite à vos expériences de vie.

Bref, ne cherchez pas nécessairement les papillons dans le ventre comme à 20 ans. Cherchez plutôt un petit feu intérieur qui brûle délicatement mais durablement.

> On se quitte là : bonne quête de votre nouvelle passion !

Voilà, on arrive à la fin de cet article, j’espère qu’il vous aura donné des pistes pour trouver votre nouvelle passion. Gardez en tête que c’est un chemin personnel, parfois long, mais toujours enrichissant.

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A bientôt sur mon blog,

Jérémy

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