Formalités de voyage aux USA : toutes les étapes à suivre avant de partir

Nouveau : comment TOUT QUITTER et partir voyager (très) longtemps ? J'explique tout ici !

Le truc que j’aime le moins quand il s’agit de voyager, ce sont les formalités administratives. J’ai tous ces trucs là en horreur à un point tel que, bien souvent, je choisis aussi mes destinations en fonction de la facilité à pénétrer sur le territoire. Bon, ce n’est pas le seul paramètre qui rentre en compte, bien sûr. Mais je vous avoue que quand je m’aperçois qu’il va falloir courir un marathon administratif, faire des pieds et des mains auprès d’une ambassade ou d’un consulat, souvent je lâche l’affaire et je me tourne vers un pays plus ouvert.

Pour ce qui est des Etats-Unis, j’ai été surpris lorsque j’ai décidé de m’y rendre. Je m’attendais à ce que le pays soit facile d’accès pour le français que je suis, mais en réalité il m’a quand même fallu remplir des papiers, affronter les douaniers/cow-boys, et subir deux-trois bonnes montées d’adrénaline avant d’avoir le droit de rentrer sur le territoire américain.

Dans cet article, je souhaite vous aider à réussir votre entrée aux USA via une explication détaillée sur leurs formalités administratives.

Quelles sont les formalités pour rentrer aux Etats-Unis

drapeau amerricain

Quand on se renseigne sur les formalités pour les Etats-Unis, ça peut faire peur. Car on se retrouve avec tout un tas d’informations, de sigles incompréhensibles, et plein de trucs dans tous les sens. En réalité, ce n’est pas si compliqué de se rendre aux USA en tant que citoyen français, pour y faire un court séjour de tourisme (inférieur à 90 jours).

Pour simplifier les choses, je vais parler d’un seul cas dans la suite de cet article : vous venez pour faire du tourisme, pour un séjour inférieur à 90 jours, et vous n’avez jamais été dans l’un des pays banni par l’administration américaine (Irak, Syrie, Yemen, Iran, Libye, Somalie et Soudan). Si vous respectez ces trois critères (et cela sera le cas de 99,999% de mes lecteurs), les choses sont simples.

Voici donc ce que vous devez faire concrètement.

> Avoir un passeport valide encore 6 mois

Comme pour l’immense majorité des pays du monde, vous devez avoir un passeport valide. Et être attentif sur la fin de la date de validité : il doit rester encore 6 mois entre le moment où vous rentrerez sur le territoire américain, et le moment où votre passeport perd sa validité. Ce n’est pas systématique, mais s’il reste moins, il est possible que votre entrée vous soit refusée.

> Le document indispensable pour un voyage aux USA : l’ESTA

L’ESTA, c’est une autorisation de voyage sur le territoire américain, qui est délivré aux touristes respectant les critères énoncés ci-dessus. Elle est envoyée au format électronique. C’est comme une sorte de Visa, si vous voulez, mais avec un autre nom (sachant que dans certains cas il faudra avoir l’ESTA ET le visa, mais ça ne nous concerne pas pour le moment dans cet article, et ça ne concernera pas plus de 0,001% de la population française).

Le principe, c’est que, avant de vous rendre aux Etats-Unis, vous devez en faire la demande à l’administration américaine via un formulaire à remplir en ligne (payant, le formulaire… pas fous les mecs). Vous répondez à quelques questions, vous envoyez votre candidature, et si elle est acceptée (ce qui sera le cas normalement), vous lâchez votre numéro de carte bleue et vous aurez le droit de vous envoler. L’ESTA est obligatoire et indispensable.

Vous pouvez remplir votre demande directement sur le site du gouvernement US (en anglais), ou via des services francophones (plus cher, donc).

Une fois que votre demande d’ESTA est validée (cela prend maxi 3 jours), conservez bien tous les éléments qui vous sont fournis, vous pourriez en avoir besoin à nouveau à la douane, en arrivant sur place (ce ne fût pas mon cas, mais on ne sait jamais, il vaut mieux être trop prudent que pas assez).

Une fois que vous avez un passeport valide et votre ESTA en poche, vous pouvez sans crainte acheter votre billet d’avion. Direction les Etats-Unis !

Les formalités en arrivant à la douane américaine :

garder-motivation

La première partie, à faire en France, est relativement simple. Là où ça se corse, c’est quand vous avez les douaniers ricains en face de vous. Les mecs, ils ne sont pas là pour rigoler, et ça se sent. Je n’ai jamais autant flippé de ma vie face à un uniforme que le jour où j’ai franchi la frontière terrestre entre le Canada et les Etats-Unis. De vrais cow-boys.

Concrètement, il s’agit de répondre à un questionnaire. Ecrit, d’abord, puis oral ensuite. Comme quand on passe un concours à l’école. Sauf que là, c’est grave plus stressant.

> Le questionnaire écrit :

On vous demande plein de trucs : votre boulot, votre âge, l’objectif de votre voyage, si vous êtes un mec gentil ou si vous êtes un ennemi des USA. Répondez sérieusement à tout ça, parce que le moindre pet de travers peut vous amener à de gros, gros soucis.

Il y a quelques années, un mec se croyant drôle avait coché « oui » à la question « planifiez-vous un attentat contre les Etats-Unis ?« . Il le regrette encore, depuis le fond de sa cellule.

Bref, ne déconnez pas, ça ne rigole pas.

> Avoir obligatoirement une adresse à donner au douanier lorsque vous arriverez

Quand je suis arrivé aux Etats-Unis, le douanier m’a demandé de remplir l’adresse de l’endroit où j’allais séjourner. Problème : c’était une réservation via Airbnb, et je n’avais pas noté l’adresse ailleurs que dans les mails que j’avais reçu (je n’avais pas de smartphone à l’époque, et il me fallait une connexion internet pour accéder à mes mails). J’avais prévu, une fois à New York, de me connecter depuis un spot internet, checker l’itinéraire, et m’y rendre tranquillement. Sauf que les douaniers américains ne voulaient pas me laisser entrer si je n’étais pas capable d’écrire l’adresse de mon logeur. J’étais bloqué. Après vingt minutes stressantes à essayer de trouver un point avec du wifi dans le train Montréal – New York, j’ai enfin pu me connecter sur ma messagerie, noter l’adresse, et satisfaire à la demande du douanier. Mais je ne faisais pas le malin, loin de là.

> Les formalités orales : surtout de l’intimidation

Une fois que vous avez le douanier face à vous, c’est la ribambelle de questions à la con (mais indispensables selon eux), auxquelles il faut répondre sans hésiter. Là où j’ai passé la frontière, dans le Vermont, l’accent du douanier était vraiment prononcé et j’avais parfois du mal à comprendre ce qu’il me disait (rajoutez à ça le stress de faire de la merde et de me retrouver bloqué). Je le sentais parfois s’agacer, jusqu’au moment où il m’a menacé de me faire descendre du train et renvoyer au Canada si je n’avais pas d’adresse à lui donner. Bref, ce n’était pas une partie de plaisir, loin de là. Mais finalement, j’ai eu mon coup de tampon, je suis rentré sans encombre, et j’ai pu profiter de mon séjour américain sans le moindre souci ensuite.

Finalement, les formalités étaient simples

Rétrospectivement, je me dis que je n’étais pas suffisamment préparé au passage de la frontière, et j’aurais vraiment pu m’esquiver du stress si j’avais su à quoi m’attendre. D’où l’importance de bien préparer toutes ces formalités en amont.

J’espère que cet article vous aidera et vous facilitera la tâche pour votre voyage. Les Etats-Unis sont un pays magnifique, et cela serait dommage de renoncer à y séjourner simplement par phobie administrative.

Si vous avez des questions sur les formalités pour votre voyage aux Etats-Unis, écrivez-moi !

Jérémy.

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